Tourisme dans les Caraïbes: Climate Smart et durable

Contexte du projet :

Depuis de nombreuses années, la gestion de l’impact et des risques liés aux désastres et au climat a été prioritaire pour les gouvernements de la région caribéenne. En 2014, quand le groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) a créé le Programme de gestion des risques liés aux catastrophes (GRC) avec le financement de l’Union européenne, la Banque de développement des Caraïbes (BDC) est devenue un des premiers partenaires d’exécution. Le Programme GRC est une initiative de 20 millions d’euros visant à renforcer les capacités des Caraïbes pour se préparer, gérer, répondre et se remettre de l’impact potentiel de dangers naturels.

Le Programme GRC a financé toute une série de projets de renforcement de la résilience et collabore étroitement avec les acteurs régionaux. Un de ces intervenants est l’Organisation du tourisme de la Caraïbe (OTC). L’OTC, qui a reconnu l’impact du changement climatique sur le secteur touristique des Caraïbes, a pris des mesures pour renforcer la résilience dans le secteur avec son projet « Soutien à une industrie caribéenne du tourisme durable et intelligente face au climat ».

Acteurs chargés de la mise en œuvre et responsabilités

Amanda Charles, spécialiste du tourisme durable à l’Organisation du tourisme de la Caraïbe, explique que, grâce au développement de la GRC, l’OTC s’est vu attribuer en 2017 ce projet ayant profité à dix-huit États membres de l’OTC et de la BDC.

Objectifs

Ce projet était axé sur l’amélioration de la capacité de l’OTC et des États membres de l’OTC et de la BDC à intégrer les questions sur le changement climatique et la réduction des risques de catastrophe dans les opérations, la planification et les politiques du secteur du tourisme. Les activités clés de ce projet ont porté sur la préparation d’un document stratégique et d’un guide de gestion des risques liés aux catastrophes pour le secteur touristique caribéen. Elles ont permis également de recueillir une série de produits de connaissances en rapport avec les meilleures pratiques pour un tourisme durable et responsable.

Réussites

Le projet a bien réussi à renforcer les capacités des acteurs du tourisme caribéen. L’OTC a publié trois livrables clés du projet : (a) le Cadre de développement et de politique pour un tourisme durable dans les Caraïbes, (b) le Guide de gestion des risques multi-aléas pour le secteur touristique caribéen et (c) la Plateforme de formation de l’OTC et deux Formations en ligne. Une campagne de formation et de sensibilisation sur le tourisme régional a été menée par l’OTC via ses médias sociaux comme Facebook, Instagram, Twitter et LinkedIn. Cette campagne a également inclus une minisérie de 7 épisodes produits et diffusés sur CaribVision Television. La campagne a atteint 2,3 millions de téléspectateurs dans 23 pays de la région. Elle a engagé la participation de plus de 300 000 personnes qui ont partagé, aimé ou laissé un commentaire sur les 80 images postées.

Le projet a facilité le renforcement des capacités grâce à cinq ateliers de formation nationaux dans les États membres considérés très vulnérables et ayant été touchés récemment par des dangers extrêmes. Sur cette liste apparaissent Haïti, la Dominique, les Bahamas, Bélize ou la Jamaïque. Finalement, une carte postale attrayante a été élaborée pour orienter les visiteurs vers la région et une affiche avec des conseils pour les entreprises touristiques a également été créée et distribuée.

Caractéristiques du projet

Année : 2017

Coût total du projet : 618 423 €

Organisme d’exécution : Organisation du tourisme de la Caraïbe

Zone bénéficiaire : Membres de l’OTC et États membres emprunteurs de la BDC

Coopération et assistance technique : Banque de développement des Caraïbes

Financé par : l’Union européenne à travers le Programme de gestion des risques liés aux catastrophes dans le CARIFORUM.

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Le Rapport sur l’état du climat dans les Caraïbes

Grâce au projet « Rapport sur l’état du climat dans les Caraïbes (ECC) : informations pour le développement de la résilience » mené par le Groupe d’études climatiques à Mona, de l’Université des Indes occidentales (GECM/UWI), les acteurs caribéens et autres groupes intéressés ont accès de nos jours à un seul document de référence portant sur le changement climatique et la variabilité du climat dans la région. Ceci permet de soutenir la planification fondée sur les données factuelles, la prise de décisions, et la conception et l’exécution des mesures adéquates pour l’adaptation au changement climatique. Étant donné qu’il fournit des références, des analyses, des informations et des données climatiques fiables et actualisées, le Rapport sur l’ECC devrait devenir la base pour toute recommandation pratique soutenant la protection climatique sur le plan national et régional. Le Rapport aidera à accélérer les efforts de développement de la résilience dans les Caraïbes, notamment au sein des 19 États membres emprunteurs (EMP) de la Banque de développement des Caraïbes (BDC).

Un Rapport bien accueilli dans la région

Tout au long de l’exécution du projet, les commentaires des parties intéressées à propos du Rapport sur l’ECC ont été très positifs, ce qui confirme que le Rapport est un outil précieux pour la région. Les mises à jour régulières du Rapport sur l’ECC sont essentielles pour assurer le maintien de sa pertinence.

Ateliers interactifs intelligents face au climat

Deux Ateliers interactifs intelligents face au climat ont été proposés sur la base du Rapport sur l’ECC pour préparer les acteurs des EMP des secteurs sensibles au climat, comme l’énergie, le développement financier et économique, la santé et le tourisme à (a) utiliser de façon efficace le Rapport sur l’ECC et autres ressources afin d’évaluer l’impact du changement climatique dans leurs secteurs, et à (b) intégrer l’information climatique dans les processus de planification. Les ateliers visaient également à faciliter le renforcement des capacités, le partage de connaissances et un meilleur réseautage, ainsi que les opportunités de collaboration pour les participants. Une conférence publique, « Climate Matters », s’est déroulée dans le cadre des ateliers. Les ateliers ont eu lieu les 12-13 décembre 2019 à Georgetown, Guyana, et les 27-28 février 2020 à Nassau, aux Bahamas. Les Ateliers interactifs intelligents face au climat continuent d’être l’une des bonnes pratiques et un des succès du Projet sur l’ECC. Les participants ont qualifié le contenu de l’atelier et les animateurs comme excellents et utiles pour leurs programmes de travail, leurs secteurs et leurs pays individuels.

Caractéristiques du projet

Année : 2017-2021

Coût total du projet : 568 339 €

Organisme d’exécution : Groupe d’études climatiques à Mona, de l’Université des Indes occidentales (GECM/UWI)

Zone bénéficiaire : 19 États membres emprunteurs de la BDC

Financé par : l’Union européenne à travers le Programme de gestion des risques liés aux catastrophes dans le CARIFORUM.

Le Rapport sur l’état du climat dans les Caraïbes. Télécharger le document PDF

Atelier intelligent face au climat 2019

Le premier Atelier intelligent face au climat du projet « État du climat dans les Caraïbes 2016 : information pour le développement de la résilience » s’est tenu les 12 et 13 décembre 2019 à Georgetown, Guyana. Plus de 45 participants des Caraïbes y ont assisté, y compris les organisateurs et les représentants des secteurs du développement financier et économique, tourisme, santé et énergie. L’atelier visait à promouvoir les débats entre les représentants des secteurs sensibles au climat sur l’impact du changement climatique dans leurs secteurs et sur la façon d’intégrer la résilience climatique dans les processus de planification. Globalement, les commentaires des participants ont montré que l’initiative était utile.

Afin de soutenir les résultats du développement dans la région, il est essentiel de concevoir des stratégies pertinentes pour créer une résilience face aux changement climatique et aux dangers naturels. L’initiative intelligente face au climat, définie en collaboration avec l’Université des Indes occidentales (UWI) et la Banque de développement des Caraïbes, est axée sur la sensibilisation accrue du public et l’identification de stratégies d’atténuation et/ou de prévention pour répondre aux enjeux liés aux risques de catastrophe et aux impacts.

Présentations des experts

Le professeur Michael Taylor, directeur du groupe d’études sur le climat et doyen de la Faculté de sciences et de technologie à l’UWI à Mona, en Jamaïque, a signalé aux participants que le changement climatique dans les Caraïbes est clairement visible depuis quelques années, ainsi observé dans le changement significatif de la répartition des précipitations et dans l’apparition de phénomènes plus extrêmes. Son analyse a également mis en évidence le changement de toute la routine de précipitations et l’augmentation du niveau des mers dans toute la région caribéenne. Les ouragans de plus en plus extrêmes, les sècheresses, les inondations et autres dangers naturelles ont eu un effet dévastateur sur la région. Non seulement il s’agit de la perte de vies humaines et de la destruction de foyers et d’infrastructure ; les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et du tourisme sont aussi lourdement touchés.

Dr. Yves Robert Personna, responsable de projet de la GRC de l’ACP-UE à la Banque de développement des Caraïbes, a affirmé que la BDC s’est engagée à aider ses États membres des Caraïbes à réduire l’inégalité et la pauvreté d’ici 2025. À cet égard, la BDC a développé et appliqué sa Stratégie de résilience climatique 2012-2017, et a réuni plus de 410 millions de dollars pour soutenir la gestion des risques liés aux catastrophes et les initiatives de résilience climatique dans la région.

Atelier intelligent face au climat 2019. Télécharger le document PDF

Document Library

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Système d’alerte précoce en cas d’inondation au bassin versant de Rio Cobre

Principaux défis

La position de la Jamaïque, sa géologie, sa topographie vallonnée, ses plaines côtières étroites et son réseau hydrographique dense contribuent à la vulnérabilité aux inondations. Compte tenu de la fréquence des crues soudaines, des efforts ont été menés pour promouvoir l’installation de systèmes communautaires d’alerte rapide (SAR) d’inondations afin de réduire les dégâts matériels et l’endommagement des moyens de subsistance dans les communautés les plus vulnérables. Des SAR communautaires actionnés manuellement ont été installés dans sept rivières et un SAR automatisé a été placé à Rio Cobre, dans la Paroisse de Sainte Catherine. Rio Cobre a la troisième unité de gestion de bassins versants la plus grande de la Jamaïque, ce qui recouvre une aire de drainage d’environ 646 kilomètres carrés. Néanmoins, le réseau de transmission de données et de suivi des inondations n’était pas opérationnel depuis 2015 dû aux coups de foudre.

Mise en œuvre :

Le projet a été conçu pour aider à améliorer le système d’alerte rapide d’inondations (SAR) pour le bassin versant de Rio Cobre. Pour cela, il se base sur l’envoi de notifications précoces et précises aux principaux groupes d’intervenants et aux résidants pour réduire la perte de vies et les dommages provoqués par les inondations.

La Banque de développement des Caraïbes a supervisé la gestion du projet, confiée à l’Autorité des ressources en eau en Jamaïque.

Les limnimètres et les stations d’évaluation du relief ont été actualisés et connectés à un serveur central pour une transmission de données en temps réel. Pour ce système amélioré, on a pu profiter de l’énergie solaire renouvelable pour continuer la transmission de données non-interrompue lors de phénomènes météorologiques extrêmes, permettant d’obtenir une information plus précise et pertinente.

Selon Peter Clarke, directeur général de l’Autorité des ressources en eau, « c’est justement cette pertinence qui sauve des vies »

Caractéristiques du projet

Année : 2017

Coût total du projet : 305 596 €

Organisme d’exécution : Autorité des ressources en eau en Jamaïque

Zone bénéficiaire : Paroisse de Sainte Catherine, Jamaïque

Coopération et assistance technique : Banque de développement des Caraïbes

Financé par : l’Union européenne à travers le Programme de gestion des risques liés aux catastrophes dans le CARIFORUM.

Système d’alerte précoce en cas d’inondation au bassin versant de Rio Cobre. Télécharger le document PDF

Renforcement des structures organisationnelles et fonctionnelles de la gestion des risques liées aux catastrophes en République dominicaine

Principaux défis

En raison de sa situation géographique, la République dominicaine est un pays très exposé à un grand nombre d’aléas d’origine naturelle ou de menaces causées par l’être humain. L’objectif du projet intitulé « Renforcement des structures organisationnelles et fonctionnelles de la gestion des risques liées aux catastrophes en République dominicaine » était d’aider à réduire la vulnérabilité et l’exposition à ces menaces.

Acteurs chargés de la mise en œuvre et responsabilités

Le projet a été coordonné par la Commission nationale d’urgence et la Direction générale de la coopération multilatérale, et a été financé par l’Union européenne. De même, il a été mené grâce à l’action coordonnée des leaders et des techniciens de plus de treize institutions faisant partie de la Commission nationale d’urgence.

Un projet global exécuté par le biais de plus de vingt actions différentes

Plus de vingt actions ont été menées pour obtenir les trois résultats espérés du projet. Afin d’aider à la promotion d’une culture de réduction des risques de catastrophe, un plan national de renforcement des capacités pour la gestion des risques liés aux catastrophes a été développé pour l’École nationale de gestion des risques, avec une stratégie de mise en œuvre de cinq ans. Grâce à ce projet, quarante pour cent de ce plan a été exécuté, ce qui se traduit par 30 cours de formation pour plus de 1000 acteurs concernés au niveau local et national.

Une partie du projet a porté sur la création et le lancement du Système d’information national et intégré (SINI), dont le but est d’organiser et d’exploiter les données concernant les menaces, les vulnérabilités et les risques afin d’évaluer la capacité de réponse des institutions chargées de la gestion des catastrophes.

Au niveau régional, une réunion régionale des Caraïbes a accueilli 170 participants issus de 15 pays pour échanger des expériences et encourager la coopération, la collaboration et les connexions régionales.

Dans le but de renforcer la résilience et la capacité locale de gestion des risques liés aux catastrophes au niveau municipal, et pour promouvoir le développement durable dans des zones vulnérables, une analyse des Comités de prévention, atténuation et réaction a été effectuée, et les lieux habités à haut risque ont été évalués et jugés prioritaires. Par ailleurs, sept réseaux communautaires ont été créés, formés et ratifiés : 3 à Santiago de los Caballeros, 2 à San Juan de la Maguana et 2 à San Felipe de Puerto Plata.

En collaboration avec l’École nationale de gestion des risques, l’Université autonome de Santo Domingo et l’Université caribéenne, plus de 121 évaluateurs ont été formés aux indicateurs de sécurité pour infrastructure essentielle. Ces évaluateurs ont mené à terme des évaluations pratiques de vulnérabilité, sécurité et niveaux de résilience.

Des équipes pluridisciplinaires simultanées composées de géologues, ingénieurs, administrateurs et techniciens des prestataires de services ont appliqué à 20 aqueducs majeurs un outil national novateur développé pour déterminer les indicateurs de sécurité pour les aqueducs.

De plus, en coopération avec l’Office national d’évaluation sismique et vulnérabilité des infrastructures et édifications, une méthodologie standard a été conçue et validée pour mesurer la vulnérabilité sismique d’infrastructure et d’édifications.

Résultats encourageants

Grâce aux différentes actions et résultats, le projet a contribué au renforcement, à la sensibilisation, au développement de capacités, à l’équipement et à l’autonomie des institutions et des acteurs concernés par la réduction des risques liés aux catastrophes. Cela rejoint la politique nationale du gouvernement de la République dominicaine, axée sur une sécurité du territoire avec une approche inclusive, transformatrice et durable, afin de poursuivre la construction d’une nation plus forte et résiliente.

Caractéristiques du projet

Année : 2014-2019

Organisme d’exécution : Commission nationale d’urgence

Zone bénéficiaire : République dominicaine

Financé par : l’Union européenne à travers le Programme de gestion des risques liés aux catastrophes dans le CARIFORUM.

Renforcement des structures organisationnelles et fonctionnelles. Téléchatger le document  PDF

Évaluation des procédures d’urgence dans les États participants de l’Agence caribéenne de gestion des catastrophes et des réponses aux urgences (CDEMA)

Cette initiative contribuera à améliorer les protocoles et les procédures de réponse aux urgences dans les États participants de la CDEMA grâce à une évaluation de la préparation et la réponse des États à l’ouragan Matthew.

Contexte

Les ouragans et les tempêtes sont les dangers les plus fréquents qui touchent les Caraïbes. Toutes les îles caribéennes ont vécu les effets directs d’au moins un ouragan ou ont souffert des perturbations de leurs conditions climatiques à cause du passage à proximité d’un ouragan. Étant donné la fréquence des ouragans et des tempêtes, les pays de la région ont mis en place des plans nationaux de catastrophes, ce qui comprend des plans d’intervention face aux ouragans/tempêtes.

Quand une tempête ou un ouragan approche la région caribéenne, les autorités peuvent entamer des procédures d’arrêt comme mesure de précaution. Cependant, les arrêts peuvent créer un sentiment général négatif. Pour résoudre cette question, la CDEMA met en place le projet d’Évaluation des procédures d’urgence. Cette initiative vise à sensibiliser le public général aux procédures de réponse aux urgences.

Des arrêts nationaux ont été appliqués aux Bahamas, à la Barbade et à Haïti en raison de l’approche de l’ouragan Matthew en septembre 2016. Cependant, leur application a été affectée par l’opinion publique négative concernant l’utilité et/ou la légalité des mesures, à la suite des cas où le phénomène dangereux n’eut pas d’impact ou en eut un bien moins important que prévu. Il est communément admis que les perceptions négatives à propos des arrêts nationaux sont perpétuées par le manque de sensibilisation sur le large spectre de variables météorologiques pouvant influer sur l’incidence des tempêtes ou des ouragans imminents.

La CDEMA a identifié le besoin de renforcer les rapports entre le grand public et les planificateurs de catastrophes pour améliorer la compréhension des procédures de réponse aux urgences. Il convient aussi de renforcer encore plus les mécanismes de réponses aux catastrophes sur le plan national, aussi par un plus grand engagement entre les organisations nationales pour les catastrophes (ONC) et les organisations du secteur privé (OSP) en prévision d’un évènement à évolution lente.

Résultat du projet

Le résultat attendu du projet est la rédaction de nouvelles lignes directrices pour les procédures d’arrêt national et de réponse aux urgences dans les États participants de la CDEMA.

Composants du projet

  • Évaluation de la préparation de quatre États participants sélectionnés de la CDEMA touchés par l’ouragan Matthew en 2016
  • Recommandations pour le renforcement des Protocoles et des procédures pour la préparation et la réponse, incluant des conseils pour arriver aux membres les plus pauvres et les plus vulnérables des sociétés analysées (y compris les personnes âgées, les femmes et les personnes handicapées)
  • Développement de Plans d’action pour renforcer la réponse et la préparation au niveau national, qui se base sur les lignes directrices standard de la CDEMA pour les procédures d’arrêt national.
  • Organisation d’un atelier régional pour réviser la rédaction des lignes directrices pour les procédures d’arrêt national

Éléments

Évaluation de la préparation des quatre États participants sélectionnés de la CDEMA touchés par l’ouragan Matthew en 2016 :

  • Développement d’un outil approprié pour soutenir les évaluations du pays, basé sur la Liste de contrôle modèle nationale des opérations de la CDEMA employée pour une évaluation rapide annuelle sur la préparation des États participants de la CDEMA.
  • La pertinence des actions nationales sera également révisée grâce à une analyse des Revues après action (RAA) pour déterminer si les actions appropriées ont été mises en application et où se trouvent les lacunes.

Développement des recommandations pour la révision des protocoles et des procédures, et des Plans d’action pour le renforcement de la réponse et de la préparation nationales :

  • Identification et formulation de propositions pour communiquer la révision des procédures d’arrêt national et pour rédiger des plans d’action pour renforcer la réponse et la préparation nationales
  • Ceci sera validé par le biais de quatre ateliers nationaux en collaboration avec l’Office national des catastrophes (ONC) et avec le support de l’Unité de coordination (UC) de la CDEMA.
  • Développement de la rédaction de lignes directrices modèles pour les procédures d’arrêt national qui pourront être adaptées dans les différents États participants.

Organisation d’un atelier régional pour réviser l’élaboration des lignes directrices standard ou modèles pour les procédures d’arrêt national :

  • L’UC de la CDEMA organisera un Atelier régional qui permettra aux participants régionaux de donner leur avis sur la rédaction des lignes directrices modèles. L’Atelier régional recevra le soutien de la Sous-commission de développement de plans et d’évaluation (SDPE) du Comité technique consultatif (CTC) de la CDEMA.
  • L’objectif principal de la SDPE est celui d’assister l’UC de la CDEMA dans l’évaluation et le développement de plans et de procédures aidant à un fonctionnement efficace et efficient des Mécanismes de réponse régionale et de ses composants. 
  • L’Atelier régional recevra également le soutien de l’Association des industries et du commerce des Caraïbes (AICC) et de l’Office national des catastrophes pour donner la possibilité d’exprimer son opinion par rapport aux protocoles et aux lignes directrices. L’Atelier régional sera organisé dans l’un des pays bénéficiaires. 

Évaluation des procédures d’urgence. Download the PDF version

 

Coût : 127 644 euros
Organisme d’exécution : CDEMA
Octroyé par : BDC
Pays bénéficiaires : Barbade, Sainte-Lucie, Haïti et la
Commonwealth des Bahamas
Période : du 1 er juillet 2018 jusqu’au 30 juin 2019

Soutien à une industrie caribéenne du tourisme durable et intelligente face au climat

Le Projet de Soutien à une industrie caribéenne du tourisme durable et intelligente face au climat (CSSCTI) vise à réduire la vulnérabilité et à augmenter la résilience du secteur touristique dans les Caraïbes face à la variabilité du climat et au changement climatique et à leurs effets, tout en contribuant également à la durabilité et à la compétitivité mondiale des destinations touristiques de la région. À cet égard, l’un des objectifs principaux est celui de soutenir les efforts des pays dans l’atténuation et l’adaptation à la variabilité du climat et au changement climatique, et dans la conversion de cette région en la première zone mondiale « intelligente face au climat ». Les activités du projet ont été conçues pour favoriser l’adoption de pratiques de développement durable à travers l’éducation et la sensibilisation et pour fournir des stratégies et des outils avec des recommandations sur ce qui doit être fait et comment, dans le but d’améliorer la préparation et la réaction aux phénomènes dangereux.

Avec ce projet, on espère améliorer les capacités des pays pour incorporer et intégrer des réflexions sur le climat dans le développement du tourisme, la formulation de politiques et les pratiques commerciales. Les États membres de l’OTC et les acteurs de l’industrie du tourisme dans les Caraïbes seront plus équipés pour se préparer et se remettre des impacts des évènements météorologiques extrêmes et autres dangers liés au climat.

Contexte:

Le tourisme est une activité importante qui crée de nombreux emplois, de l’investissement étranger direct et des opérations de change dans les Caraïbes. Sa nature multisectorielle en fait un outil très efficace pour le développement durable et la réduction de la pauvreté.

Le produit du tourisme caribéen dépend du milieu naturel et maintenir un réel équilibre entre les besoins de développement du tourisme et la durabilité de l’environnement est souvent un vrai défi pour les pays.

La viabilité et la croissance de l’industrie du tourisme se voient également menacées par les dangers naturels, qui deviennent plus fréquents et graves, en raison de la variabilité du climat et du changement climatique.

Dans ce contexte, l’OTC, avec la coopération et l’assistance technique de la Banque de développement des Caraïbes (BDC), met en œuvre le projet CSSCTI dans les États membres de la Communauté caribéenne (CARICOM) qui font partie aussi bien de l’OTC que de la BDC. Le financement de ce projet et des activités connexes est prévu dans le cadre du programme Afrique, Caraïbes, Pacifique-Union européenne-Banque de développement des Caraïbes-Gestion des risques liés aux catastrophes dans les pays du CARIFORUM (ACP-UE-BDC-GRC) visant à réduire la vulnérabilité aux impacts à long terme des dangers naturels, y compris les effets potentiels du changement climatique, pour ainsi atteindre un développement durable national et régional et les objectifs de réduction de la pauvreté dans ces pays.

Caractéristiques du projet

Coût total du projet : 460 173 euros
Organisme d’exécution : Organisation du tourisme de la Caraïbe
Zone bénéficiaire : Membres de l’OTC – Pays des Caraïbes
Coopération et assistance technique : Banque de développement des Caraïbes
Financé par : l’Union européenne à travers le Programme de gestion des risques liés aux catastrophes dans le CARIFORUM

Observations du premier évènement :

Le Forum du tourisme durable et intelligent face au climat est devenu la première activité dans la région pour l’application du projet CSSCTI. Le Forum a été organisé par l’OTC, en collaboration avec le ministère du tourisme de Saint-Christophe, en décembre 2017 à Basseterre, île de Saint-Christophe.

Pendant trois jours d’engagements interactifs et dynamiques, le Forum a réuni des représentants internationaux, régionaux et locaux des entités touristiques des secteurs privé et publique, ainsi que des agences de développement.

L’adaptation au changement climatique, l’atténuation et les opportunités pour une bonne gestion des destinations caribéennes ont été analysées. Les séances principales du Forum ont traité les sujets suivants : Résilience du tourisme par l’atténuation et l’adaptation au changement climatique ; Modèles innovants et meilleures pratiques dans le tourisme durable ; Destinations intelligentes : utiliser le climat comme une opportunité ; Table ronde sur la reprise du tourisme ; et Feuille de route pour la gestion des risques.

Les deux premiers jours d’activités comprenaient des présentations d’experts qui ont mis en avant les meilleures pratiques pour une industrie du tourisme durable et résiliente au climat ; le partage des expériences et initiatives de référence de la part de représentants des pays ; des ateliers pratiques pour renforcer les leçons apprises ; et visites de terrain expérientielles présentant les initiatives clés à Saint-Christophe.

Le Forum du tourisme durable et intelligent face au climat a permis de partager et d’échanger les meilleures pratiques, d’écouter et d’apprendre des experts, d’entamer un riche dialogue et de s’engager dans la mise en réseau avec les acteurs de l’industrie du tourisme et avec des partenaires régionaux et internationaux, en cherchant à améliorer la résilience au climat et à renforcer les stratégies de gestion des risques de catastrophes dans l’industrie du tourisme caribéenne.

« La Banque de développement des Caraïbes s’est associée à l’OTC pour aider à incorporer les réflexions sur l’adaptation au changement climatique et sur la réduction des risques de catastrophe dans les politiques touristiques nationales et régionales. Bien que l’industrie du tourisme soit cruciale pour la croissance économique et le développement des Caraïbes, nous devons reconnaitre que ce secteur est très vulnérable aux impacts du changement climatique et aux évènements météorologiques extrêmes. Par conséquent, il est essentiel de développer et d’appliquer des initiatives solides pour accroître la résilience du secteur du tourisme aux risques liés au climat pour garantir sa durabilité ».

Dr. Yves Robert Personna, Gestionnaire de projet à la Banque de développement des Caraïbes.

Renforcement des capacités de gestion des risques de catastrophe et résilience climatique à l’Île-à-Vache

Le projet se développe dans un cadre multisectoriel, avec des activités d’investissement visant à réduire les risques de catastrophe et à améliorer les capacités d’adaptation au changement climatique des communautés de l’île.

Contexte: 

Haïti est exposé à plusieurs dangers naturels, notamment les ouragans, les ondes de tempêtes, les inondations, les glissements de terrain et les séismes à cause de sa topographie et de sa situation géographique sur la ceinture des ouragans dans l’Atlantique. De plus, le pays est situé dans une zone sismique active, dans le croisement de plusieurs failles tectoniques majeures. La vulnérabilité du territoire aux dangers naturels est aggravée par de nombreux facteurs : des taux élevés de pauvreté, une forte densité de population, une dégradation extrême de l’environnement, des infrastructures fragiles et des systèmes faibles de gouvernance. Les dangers naturels entraînent de hauts coûts économiques et sociaux en perturbant le processus de croissance économique, en diminuant les niveaux de vie et en générant des bouleversements sociaux.

L’Indice mondial des risques climatiques (2017) classe Haïti en troisième position parmi les pays les plus touchés (par rapport aux pertes humaines et économiques) en raison d’évènements météorologiques extrêmes pendant la période 1996-2015. On s’attend à ce que le changement climatique aggrave encore plus les risques de dangers hydrométéorologiques en augmentant la fréquence et/ou l’intensité des évènements extrêmes.

L’Île-à-Vache:

L’Île-à-Vache (IAV) est particulièrement vulnérable à l’impact des tempêtes tropicales et des ouragans. La base de ressources marines et terrestres fragile montre des signes d’une dégradation environnementale accrue au moment où les inondations et les tempêtes récurrentes aggravent les conditions socioéconomiques déjà précaires dans les communautés d’IAV. Les capacités de l’écosystème côtier pour maintenir et fournir sa protection normale aux communautés côtières sont menacées, et on s’attend à ce que les impacts liés au changement climatique exacerbent encore plus la dégradation des écosystèmes côtiers d’IAV et des ressources d’eau douce, et réduisent de manière générale la résilience des communautés de l’île.

Objectifs du projet :

Améliorer les capacités des communautés de l’Île-à-Vache et réagir à la variabilité du climat et aux menaces du changement climatique.

Le projet s’inscrit dans le Plan stratégique de développement d’Haïti (PSDH) ; le Plan d’action national d’adaptation d’Haïti et l’accord de soutien pour Haïti dans le cadre du neuvième Fonds spécial de développement (FSD 9).

Résultats attendus de ce projet :

  • capacités accrues du gouvernement central, des autorités locales et des communautés pour planifier la résilience au changement climatique et la gestion des risques liés aux catastrophes (GRC) pour l’Île-à-Vache (IAV)
  • renforcement des capacités pour mettre en œuvre une pêche viable et durable et autres options de moyens de subsistance
  • amélioration de l’accès à l’eau potable et information pour une gestion effective des ressources hydriques
  • accès accru à une électricité efficace et abordable pour les ménages, les entreprises et les services administratifs publics

Le projet consiste en une Assistance technique (AT) incluant :

  • un plan de GRC-adaptation au changement climatique (GRC/ACC), un plan spatial de résilience au climat, un système d’alerte rapide et un programme public d’éducation et de sensibilisation ;
  • un projet pilote de gestion des écosystèmes côtiers et des pêches durables ;
  • des moyens de subsistance durables et une évaluation des opportunités ;
  • la conception du réseau hydrométrique et la formation de techniciens de la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA) et le Comité local de l’eau (CLE) de l’IAV, et un support de conception pour un système de purification d’eau par osmose inverse ;
  • un support pour le suivi de la conception et la construction d’un système pilote de miniréseau ;
  • une formation d’entretien pour les systèmes solaire photovoltaïque et d’éclairage ; et
  • un suivi et une évaluation.

Caractéristiques du projet

Bénéficiaire : gouvernement de la République d’Haïti

Organisme d’exécution : ministère de l’environnement

Coût : 6325 dollars

Renforcement des capacités de gestion des risques de catastrophe et résilience climatique à l’Île-à-Vache. Télécharger la version PDF

Ateliers de formation pour prévenir des catastrophes et apprendre les bonnes pratiques en matière de gestion des risques

L’Institut national de gestion intégrale des risques de la République dominicaine a mené une série d’ateliers de formation pour prévenir des catastrophes et apprendre les bonnes pratiques en matière de gestion des risques. Les ateliers ont été organisés dans le cadre du Programme de gestion des risques liés aux catastrophes dans le CARIFORUM, grâce au financement de l’Union européenne et à la collaboration de la Direction générale de la coopération multilatérale.

Contexte:

Les caractéristiques géologiques et climatiques de la République dominicaine font de ce pays un territoire très vulnérable aux différents risques et catastrophes. Pour cette raison, le gouvernement de la République dominicaine s’est concentré sur la réduction des risques comme politique indispensable pour le développement national. La réduction des impacts du changement climatique dans le pays entraînera une réduction de la pauvreté, une productivité, une compétitivité, une augmentation de l’investissement social et une protection des personnes et de l’environnement.

Dans cette optique, le gouvernement a créé le Système national pour la gestion intégrale des risques, visant à actualiser le cadre juridique et institutionnel, en mettant l’accent sur la gestion intégrale des risques et en se concentrant sur la prévention, l’atténuation et la réaction.

Les ateliers de formation se sont déroulés dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de formation sur la gestion intégrale des risques, et cela fait également partie de la stratégie de renforcement de l’Institut national de GIRC (ESNAGERI).

Objectifs du projet :

  • Aborder le cadre conceptuel et les aspects méthodologiques des simulations, en identifiant les habiletés, les compétences et les aptitudes nécessaires pour son application dans la République dominicaine.
  • Orienter la planification, la conception, l’organisation, le développement et l’évaluation des simulations et des cas d’urgence et de catastrophe.
  • Fournir des outils pratiques pour la planification, la conception, l’organisation, le développement et l’évaluation de ces exercices.

Quels sont les résultats attendus de ces ateliers de formation ?

  • Évaluer la capacité de décision du personnel des organismes pour urgences et catastrophes, conformément aux dispositions de leurs plans et procédures ;
  • valider le plan institutionnel de préparation et réaction aux situations d’urgence dans des installations u organisations spécifiques ;
  • vérifier les mécanismes de coordination interinstitutionnel ou intersectoriel pour faire face à des situations d’urgence ;
  • former les décideurs et les responsables de l’exécution des actions d’intervention d’urgence dans la gestion des situations de crise et la gestion de l’information ;
  • analyser la pertinence et l’efficacité des plans, des protocoles, des procédures et des normes u autres mécanismes opérationnels de réaction aux urgences ;
  • évaluer les capacités, l’usage des techniques, d’outils et de ressources et autres éléments impliquant des actions concrètes liées à l’organisation d’opérations de réaction dans des cas d’urgence ;
  • améliorer la coordination et l’application de techniques spécifiques de réduction des risques et le contrôle sur les conséquences de nombreux acteurs et organisations ;
  • évaluer les réactions générales des groupes communautaires, des groupes ad hoc, du personnel, des équipes d’intervention et autres ayant été formés pour faire face à des cas d’urgence précis.

Caractéristiques du projet

Entités responsables : Institut national de gestion intégrale des risques (ESNAGERI)

Zone bénéficiaire : République dominicaine

Financé par : l’Union européenne à travers le Programme de gestion des risques liés aux catastrophes dans le CARIFORUM.

Ateliers de formation pour prévenir des catastrophes et pour la gestion des risques. Télécharger la version PDF