Évaluation des procédures d’urgence dans les États participants de l’Agence caribéenne de gestion des catastrophes et des réponses aux urgences (CDEMA)

Cette initiative contribuera à améliorer les protocoles et les procédures de réponse aux urgences dans les États participants de la CDEMA grâce à une évaluation de la préparation et la réponse des États à l’ouragan Matthew.

Contexte

Les ouragans et les tempêtes sont les dangers les plus fréquents qui touchent les Caraïbes. Toutes les îles caribéennes ont vécu les effets directs d’au moins un ouragan ou ont souffert des perturbations de leurs conditions climatiques à cause du passage à proximité d’un ouragan. Étant donné la fréquence des ouragans et des tempêtes, les pays de la région ont mis en place des plans nationaux de catastrophes, ce qui comprend des plans d’intervention face aux ouragans/tempêtes.

Quand une tempête ou un ouragan approche la région caribéenne, les autorités peuvent entamer des procédures d’arrêt comme mesure de précaution. Cependant, les arrêts peuvent créer un sentiment général négatif. Pour résoudre cette question, la CDEMA met en place le projet d’Évaluation des procédures d’urgence. Cette initiative vise à sensibiliser le public général aux procédures de réponse aux urgences.

Des arrêts nationaux ont été appliqués aux Bahamas, à la Barbade et à Haïti en raison de l’approche de l’ouragan Matthew en septembre 2016. Cependant, leur application a été affectée par l’opinion publique négative concernant l’utilité et/ou la légalité des mesures, à la suite des cas où le phénomène dangereux n’eut pas d’impact ou en eut un bien moins important que prévu. Il est communément admis que les perceptions négatives à propos des arrêts nationaux sont perpétuées par le manque de sensibilisation sur le large spectre de variables météorologiques pouvant influer sur l’incidence des tempêtes ou des ouragans imminents.

La CDEMA a identifié le besoin de renforcer les rapports entre le grand public et les planificateurs de catastrophes pour améliorer la compréhension des procédures de réponse aux urgences. Il convient aussi de renforcer encore plus les mécanismes de réponses aux catastrophes sur le plan national, aussi par un plus grand engagement entre les organisations nationales pour les catastrophes (ONC) et les organisations du secteur privé (OSP) en prévision d’un évènement à évolution lente.

Résultat du projet

Le résultat attendu du projet est la rédaction de nouvelles lignes directrices pour les procédures d’arrêt national et de réponse aux urgences dans les États participants de la CDEMA.

Composants du projet

  • Évaluation de la préparation de quatre États participants sélectionnés de la CDEMA touchés par l’ouragan Matthew en 2016
  • Recommandations pour le renforcement des Protocoles et des procédures pour la préparation et la réponse, incluant des conseils pour arriver aux membres les plus pauvres et les plus vulnérables des sociétés analysées (y compris les personnes âgées, les femmes et les personnes handicapées)
  • Développement de Plans d’action pour renforcer la réponse et la préparation au niveau national, qui se base sur les lignes directrices standard de la CDEMA pour les procédures d’arrêt national.
  • Organisation d’un atelier régional pour réviser la rédaction des lignes directrices pour les procédures d’arrêt national

Éléments

Évaluation de la préparation des quatre États participants sélectionnés de la CDEMA touchés par l’ouragan Matthew en 2016 :

  • Développement d’un outil approprié pour soutenir les évaluations du pays, basé sur la Liste de contrôle modèle nationale des opérations de la CDEMA employée pour une évaluation rapide annuelle sur la préparation des États participants de la CDEMA.
  • La pertinence des actions nationales sera également révisée grâce à une analyse des Revues après action (RAA) pour déterminer si les actions appropriées ont été mises en application et où se trouvent les lacunes.

Développement des recommandations pour la révision des protocoles et des procédures, et des Plans d’action pour le renforcement de la réponse et de la préparation nationales :

  • Identification et formulation de propositions pour communiquer la révision des procédures d’arrêt national et pour rédiger des plans d’action pour renforcer la réponse et la préparation nationales
  • Ceci sera validé par le biais de quatre ateliers nationaux en collaboration avec l’Office national des catastrophes (ONC) et avec le support de l’Unité de coordination (UC) de la CDEMA.
  • Développement de la rédaction de lignes directrices modèles pour les procédures d’arrêt national qui pourront être adaptées dans les différents États participants.

Organisation d’un atelier régional pour réviser l’élaboration des lignes directrices standard ou modèles pour les procédures d’arrêt national :

  • L’UC de la CDEMA organisera un Atelier régional qui permettra aux participants régionaux de donner leur avis sur la rédaction des lignes directrices modèles. L’Atelier régional recevra le soutien de la Sous-commission de développement de plans et d’évaluation (SDPE) du Comité technique consultatif (CTC) de la CDEMA.
  • L’objectif principal de la SDPE est celui d’assister l’UC de la CDEMA dans l’évaluation et le développement de plans et de procédures aidant à un fonctionnement efficace et efficient des Mécanismes de réponse régionale et de ses composants. 
  • L’Atelier régional recevra également le soutien de l’Association des industries et du commerce des Caraïbes (AICC) et de l’Office national des catastrophes pour donner la possibilité d’exprimer son opinion par rapport aux protocoles et aux lignes directrices. L’Atelier régional sera organisé dans l’un des pays bénéficiaires. 

Coût : 127 644 euros
Organisme d’exécution : CDEMA
Octroyé par : BDC
Pays bénéficiaires : Barbade, Sainte-Lucie, Haïti et la
Commonwealth des Bahamas
Période : du 1 er juillet 2018 jusqu’au 30 juin 2019

Soutien à une industrie caribéenne du tourisme durable et intelligente face au climat

Le Projet de Soutien à une industrie caribéenne du tourisme durable et intelligente face au climat (CSSCTI) vise à réduire la vulnérabilité et à augmenter la résilience du secteur touristique dans les Caraïbes face à la variabilité du climat et au changement climatique et à leurs effets, tout en contribuant également à la durabilité et à la compétitivité mondiale des destinations touristiques de la région. À cet égard, l’un des objectifs principaux est celui de soutenir les efforts des pays dans l’atténuation et l’adaptation à la variabilité du climat et au changement climatique, et dans la conversion de cette région en la première zone mondiale « intelligente face au climat ». Les activités du projet ont été conçues pour favoriser l’adoption de pratiques de développement durable à travers l’éducation et la sensibilisation et pour fournir des stratégies et des outils avec des recommandations sur ce qui doit être fait et comment, dans le but d’améliorer la préparation et la réaction aux phénomènes dangereux.

Avec ce projet, on espère améliorer les capacités des pays pour incorporer et intégrer des réflexions sur le climat dans le développement du tourisme, la formulation de politiques et les pratiques commerciales. Les États membres de l’OTC et les acteurs de l’industrie du tourisme dans les Caraïbes seront plus équipés pour se préparer et se remettre des impacts des évènements météorologiques extrêmes et autres dangers liés au climat.

Contexte:

Le tourisme est une activité importante qui crée de nombreux emplois, de l’investissement étranger direct et des opérations de change dans les Caraïbes. Sa nature multisectorielle en fait un outil très efficace pour le développement durable et la réduction de la pauvreté.

Le produit du tourisme caribéen dépend du milieu naturel et maintenir un réel équilibre entre les besoins de développement du tourisme et la durabilité de l’environnement est souvent un vrai défi pour les pays.

La viabilité et la croissance de l’industrie du tourisme se voient également menacées par les dangers naturels, qui deviennent plus fréquents et graves, en raison de la variabilité du climat et du changement climatique.

Dans ce contexte, l’OTC, avec la coopération et l’assistance technique de la Banque de développement des Caraïbes (BDC), met en œuvre le projet CSSCTI dans les États membres de la Communauté caribéenne (CARICOM) qui font partie aussi bien de l’OTC que de la BDC. Le financement de ce projet et des activités connexes est prévu dans le cadre du programme Afrique, Caraïbes, Pacifique-Union européenne-Banque de développement des Caraïbes-Gestion des risques liés aux catastrophes dans les pays du CARIFORUM (ACP-UE-BDC-GRC) visant à réduire la vulnérabilité aux impacts à long terme des dangers naturels, y compris les effets potentiels du changement climatique, pour ainsi atteindre un développement durable national et régional et les objectifs de réduction de la pauvreté dans ces pays.

Caractéristiques du projet

Coût total du projet : 460 173 euros
Organisme d’exécution : Organisation du tourisme de la Caraïbe
Zone bénéficiaire : Membres de l’OTC – Pays des Caraïbes
Coopération et assistance technique : Banque de développement des Caraïbes
Financé par : l’Union européenne à travers le Programme de gestion des risques liés aux catastrophes dans le CARIFORUM

Observations du premier évènement :

Le Forum du tourisme durable et intelligent face au climat est devenu la première activité dans la région pour l’application du projet CSSCTI. Le Forum a été organisé par l’OTC, en collaboration avec le ministère du tourisme de Saint-Christophe, en décembre 2017 à Basseterre, île de Saint-Christophe.

Pendant trois jours d’engagements interactifs et dynamiques, le Forum a réuni des représentants internationaux, régionaux et locaux des entités touristiques des secteurs privé et publique, ainsi que des agences de développement.

L’adaptation au changement climatique, l’atténuation et les opportunités pour une bonne gestion des destinations caribéennes ont été analysées. Les séances principales du Forum ont traité les sujets suivants : Résilience du tourisme par l’atténuation et l’adaptation au changement climatique ; Modèles innovants et meilleures pratiques dans le tourisme durable ; Destinations intelligentes : utiliser le climat comme une opportunité ; Table ronde sur la reprise du tourisme ; et Feuille de route pour la gestion des risques.

Les deux premiers jours d’activités comprenaient des présentations d’experts qui ont mis en avant les meilleures pratiques pour une industrie du tourisme durable et résiliente au climat ; le partage des expériences et initiatives de référence de la part de représentants des pays ; des ateliers pratiques pour renforcer les leçons apprises ; et visites de terrain expérientielles présentant les initiatives clés à Saint-Christophe.

Le Forum du tourisme durable et intelligent face au climat a permis de partager et d’échanger les meilleures pratiques, d’écouter et d’apprendre des experts, d’entamer un riche dialogue et de s’engager dans la mise en réseau avec les acteurs de l’industrie du tourisme et avec des partenaires régionaux et internationaux, en cherchant à améliorer la résilience au climat et à renforcer les stratégies de gestion des risques de catastrophes dans l’industrie du tourisme caribéenne.

« La Banque de développement des Caraïbes s’est associée à l’OTC pour aider à incorporer les réflexions sur l’adaptation au changement climatique et sur la réduction des risques de catastrophe dans les politiques touristiques nationales et régionales. Bien que l’industrie du tourisme soit cruciale pour la croissance économique et le développement des Caraïbes, nous devons reconnaitre que ce secteur est très vulnérable aux impacts du changement climatique et aux évènements météorologiques extrêmes. Par conséquent, il est essentiel de développer et d’appliquer des initiatives solides pour accroître la résilience du secteur du tourisme aux risques liés au climat pour garantir sa durabilité ».

Dr. Yves Robert Personna, Gestionnaire de projet à la Banque de développement des Caraïbes.

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Renforcement des capacités de gestion des risques de catastrophe et résilience climatique à l’Île-à-Vache

Le projet se développe dans un cadre multisectoriel, avec des activités d’investissement visant à réduire les risques de catastrophe et à améliorer les capacités d’adaptation au changement climatique des communautés de l’île.

Contexte: 

Haïti est exposé à plusieurs dangers naturels, notamment les ouragans, les ondes de tempêtes, les inondations, les glissements de terrain et les séismes à cause de sa topographie et de sa situation géographique sur la ceinture des ouragans dans l’Atlantique. De plus, le pays est situé dans une zone sismique active, dans le croisement de plusieurs failles tectoniques majeures. La vulnérabilité du territoire aux dangers naturels est aggravée par de nombreux facteurs : des taux élevés de pauvreté, une forte densité de population, une dégradation extrême de l’environnement, des infrastructures fragiles et des systèmes faibles de gouvernance. Les dangers naturels entraînent de hauts coûts économiques et sociaux en perturbant le processus de croissance économique, en diminuant les niveaux de vie et en générant des bouleversements sociaux.

L’Indice mondial des risques climatiques (2017) classe Haïti en troisième position parmi les pays les plus touchés (par rapport aux pertes humaines et économiques) en raison d’évènements météorologiques extrêmes pendant la période 1996-2015. On s’attend à ce que le changement climatique aggrave encore plus les risques de dangers hydrométéorologiques en augmentant la fréquence et/ou l’intensité des évènements extrêmes.

L’Île-à-Vache:

L’Île-à-Vache (IAV) est particulièrement vulnérable à l’impact des tempêtes tropicales et des ouragans. La base de ressources marines et terrestres fragile montre des signes d’une dégradation environnementale accrue au moment où les inondations et les tempêtes récurrentes aggravent les conditions socioéconomiques déjà précaires dans les communautés d’IAV. Les capacités de l’écosystème côtier pour maintenir et fournir sa protection normale aux communautés côtières sont menacées, et on s’attend à ce que les impacts liés au changement climatique exacerbent encore plus la dégradation des écosystèmes côtiers d’IAV et des ressources d’eau douce, et réduisent de manière générale la résilience des communautés de l’île.

Objectifs du projet :

Améliorer les capacités des communautés de l’Île-à-Vache et réagir à la variabilité du climat et aux menaces du changement climatique.

Le projet s’inscrit dans le Plan stratégique de développement d’Haïti (PSDH) ; le Plan d’action national d’adaptation d’Haïti et l’accord de soutien pour Haïti dans le cadre du neuvième Fonds spécial de développement (FSD 9).

Résultats attendus de ce projet :

  • capacités accrues du gouvernement central, des autorités locales et des communautés pour planifier la résilience au changement climatique et la gestion des risques liés aux catastrophes (GRC) pour l’Île-à-Vache (IAV)
  • renforcement des capacités pour mettre en œuvre une pêche viable et durable et autres options de moyens de subsistance
  • amélioration de l’accès à l’eau potable et information pour une gestion effective des ressources hydriques
  • accès accru à une électricité efficace et abordable pour les ménages, les entreprises et les services administratifs publics

Le projet consiste en une Assistance technique (AT) incluant :

  • un plan de GRC-adaptation au changement climatique (GRC/ACC), un plan spatial de résilience au climat, un système d’alerte rapide et un programme public d’éducation et de sensibilisation ;
  • un projet pilote de gestion des écosystèmes côtiers et des pêches durables ;
  • des moyens de subsistance durables et une évaluation des opportunités ;
  • la conception du réseau hydrométrique et la formation de techniciens de la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA) et le Comité local de l’eau (CLE) de l’IAV, et un support de conception pour un système de purification d’eau par osmose inverse ;
  • un support pour le suivi de la conception et la construction d’un système pilote de miniréseau ;
  • une formation d’entretien pour les systèmes solaire photovoltaïque et d’éclairage ; et
  • un suivi et une évaluation.

Caractéristiques du projet

Bénéficiaire : gouvernement de la République d’Haïti

Organisme d’exécution : ministère de l’environnement

Coût : 6325 dollars

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Ateliers de formation pour prévenir des catastrophes et apprendre les bonnes pratiques en matière de gestion des risques

L’Institut national de gestion intégrale des risques de la République dominicaine a mené une série d’ateliers de formation pour prévenir des catastrophes et apprendre les bonnes pratiques en matière de gestion des risques. Les ateliers ont été organisés dans le cadre du Programme de gestion des risques liés aux catastrophes dans le CARIFORUM, grâce au financement de l’Union européenne et à la collaboration de la Direction générale de la coopération multilatérale.

Contexte:

Les caractéristiques géologiques et climatiques de la République dominicaine font de ce pays un territoire très vulnérable aux différents risques et catastrophes. Pour cette raison, le gouvernement de la République dominicaine s’est concentré sur la réduction des risques comme politique indispensable pour le développement national. La réduction des impacts du changement climatique dans le pays entraînera une réduction de la pauvreté, une productivité, une compétitivité, une augmentation de l’investissement social et une protection des personnes et de l’environnement.

Dans cette optique, le gouvernement a créé le Système national pour la gestion intégrale des risques, visant à actualiser le cadre juridique et institutionnel, en mettant l’accent sur la gestion intégrale des risques et en se concentrant sur la prévention, l’atténuation et la réaction.

Les ateliers de formation se sont déroulés dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de formation sur la gestion intégrale des risques, et cela fait également partie de la stratégie de renforcement de l’Institut national de GIRC (ESNAGERI).

Objectifs du projet :

  • Aborder le cadre conceptuel et les aspects méthodologiques des simulations, en identifiant les habiletés, les compétences et les aptitudes nécessaires pour son application dans la République dominicaine.
  • Orienter la planification, la conception, l’organisation, le développement et l’évaluation des simulations et des cas d’urgence et de catastrophe.
  • Fournir des outils pratiques pour la planification, la conception, l’organisation, le développement et l’évaluation de ces exercices.

Quels sont les résultats attendus de ces ateliers de formation ?

  • Évaluer la capacité de décision du personnel des organismes pour urgences et catastrophes, conformément aux dispositions de leurs plans et procédures ;
  • valider le plan institutionnel de préparation et réaction aux situations d’urgence dans des installations u organisations spécifiques ;
  • vérifier les mécanismes de coordination interinstitutionnel ou intersectoriel pour faire face à des situations d’urgence ;
  • former les décideurs et les responsables de l’exécution des actions d’intervention d’urgence dans la gestion des situations de crise et la gestion de l’information ;
  • analyser la pertinence et l’efficacité des plans, des protocoles, des procédures et des normes u autres mécanismes opérationnels de réaction aux urgences ;
  • évaluer les capacités, l’usage des techniques, d’outils et de ressources et autres éléments impliquant des actions concrètes liées à l’organisation d’opérations de réaction dans des cas d’urgence ;
  • améliorer la coordination et l’application de techniques spécifiques de réduction des risques et le contrôle sur les conséquences de nombreux acteurs et organisations ;
  • évaluer les réactions générales des groupes communautaires, des groupes ad hoc, du personnel, des équipes d’intervention et autres ayant été formés pour faire face à des cas d’urgence précis.

Caractéristiques du projet

Entités responsables : Institut national de gestion intégrale des risques (ESNAGERI)

Zone bénéficiaire : République dominicaine

Financé par : l’Union européenne à travers le Programme de gestion des risques liés aux catastrophes dans le CARIFORUM.

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Le gouvernement de la République dominicaine lance le SINI

La présidence de la République dominicaine, par le biais de la Commission nationale d’urgence (CNE), met en place le Système d’information national et intégré (SINI), une plateforme ICT de pointe qui héberge des informations sur des risques potentiels et des vulnérabilités pour promouvoir l’étude, l’analyse et les capacités de réponse rapide quand une éventuelle catastrophe menace le territoire.

La plateforme est gérée par des techniciens hautement qualifiés qui rassemblent et organisent l’information à analyser. Les serveurs sophistiqués du SINI peuvent conserver des donnees environnementales, géographiques, agricoles et cartographiques générées par les institutions qui participent à ce système. Des aéronefs, des drones et des systèmes GPS seront également utilisés pour réunir des informations précieuses des zones vulnérables pour analyser et gérer les risques potentiels.

Contexte:

Les institutions dominicaines se sont engagées à partager des informations essentielles qui permettent un meilleur support pour une meilleure prise de décisions dans la gestion des risques liés aux catastrophes et de l’aide humanitaire. Cependant, ces institutions affrontent des problèmes complexes de connectivité et se retrouvent dans le besoin d’un logiciel commun qui les aiderait à héberger et à diffuser de manière efficace des informations importantes concernant les risques éventuels et les vulnérabilités.

Dans cette optique, le gouvernement de la République dominicaine a créé le Système d’information national et intégré (SINI), une plateforme qui hébergera toutes les informations relatives à la gestion des risques liés aux catastrophes. La possibilité de chercher parmi les données pouvant être analysées par la suite aide à une prise de décision plus correcte de la part des autorités nationales.

Mise en œuvre :

Au total, 13 nœuds ou collecteurs de données ont été installés dans les institutions suivantes : le ministère de l’environnement, le ministère des ressources naturelles, le ministère de l’éducation, le ministère de la défense (par le biais de l’Institut cartographique militaire), l’Office nationale de la météorologie, le Centre national de sismologie et son Institut géographique, l’Institut national de ressources hydrauliques, l’Institut national des eaux potables et des égouts, l’Institut géographique national, l’Office national d’évaluation sismique et vulnérabilité des infrastructures et édifications, le Service géologique national et le Système unique de bénéficiaires. L’objectif est de créer un réseau d’informations scientifiques et techniques collectées par toutes ces agences et centralisées à travers le SINI.

Des techniciens qualifiés de chaque organisation enregistreront, catalogueront et fourniront les informations réunies et les données au SINI. Après, des membres de l’Équipe interinstitutionnelle d’information géospatiale (EIGEO) évalueront et analyseront les informations pour élaborer des modèles informatiques, des bases de données et des outils 3D qui pourront s’appliquer aux cartes déjà existantes pour voir des éventuelles zones d’intérêt, comme des zones d’alimentation, une intense activité sismique, des glissements de terrain et des incendies forestiers. Ces informations seront mises en corrélation avec les données de population, abris, écoles, hôpitaux et capacité des hôpitaux.

Caractéristiques du projet

Coût total du projet : 37 356 322,20 RD$
Entités en charge : présidence de la République dominicaine, l’Union européenne, AECID, Fonds national pour la prévention, l’atténuation et la réponse face aux catastrophes de la CNE, Digecoom, la Banque de développement des Caraïbes
Zone bénéficiaire : la République dominicaine
Financé par :
l’Union européenne à travers le Programme de gestion des risques liés aux catastrophes dans le CARIFORUM

Résultats attendus :

  • Renforcement des échanges d’information pour une prise de décision réfléchie en gestion des risques liés aux catastrophes
  • Une plateforme sophistiquée permettant de prises de décision en temps réel et dans différents cas en GRC.
  • Un système évolutif et ouvert qui permet l’intégration de nouveaux modules et qui utilise des logiciels gratuits.
  • Les informations générées par le SINI serviront essentiellement à renforcer les Systèmes d’alerte rapide et la capacité de réaction du Centre d’opérations d’urgence. À son tour, il s’agit d’un outil précieux dans la prise de décisions du Conseil national de prévention, atténuation et réponse face aux catastrophes, dirigé par le président de la République.
  • De plus, le SINI traitera les risques, les analyses et les données géospatiales et les programmes de gestion statistique, un répertoire de ressources et une bibliothèque virtuelle. Aussi, cet instrument prévoit l’utilisation de systèmes aériens sans pilote (drones) et de systèmes de localisation mondiale (GPS), gérés par une équipe sur le terrain qui assurent l’exactitude des informations fournies.

« Il est possible d’arriver à une réponse adéquate face à ces risques avec la coordination et l’intégration d’entités aussi bien publiques que privées engagées dans la prévention et l’atténuation de ces situations d’urgence ».

Général de brigade Rafael Antonio Carrasco Paulino E.R.D., président de la Commission nationale d’urgences et Directeur de protection civile.

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Renforcement de la préparation et de réponse aux urgences à Moraikobai

Défis principaux

Moraikobai a une longue histoire d’impacts des dangers naturels, comme l’incidence annuelle des inondations et des sècheresses qui touchent les moyens d’existence, la santé et la sécurité des habitants. Les principales activités de subsistance de la communauté, comme l’agriculture et l’exploitation forestière, sont très sensibles aux impacts des dangers liés au climat. Malgré cela, la communauté a peu accès aux mécanismes d’alerte rapide et il n’existe pas un plan commun pour la réduction des risques. De plus, le fait que la communauté soit reculée et ait une nature riveraine retarde la réponse, ce qui perpétue le cycle de risque de la communauté.

Acteurs chargés de la mise en œuvre et responsabilités

Par le biais du projet « Renforcement de la préparation et de réponse de la communauté dans la région 5 de Moraikobai », la Commission de protection civile, en collaboration avec l’Agence caribéenne de gestion des catastrophes et des réponses aux urgences (CDEMA), et avec le support de l’Union européenne, vise à construire la résilience d’une (1) des communautés les plus vulnérables de Mahaica-Berbice, région administrative 5. Pour y arriver, un système de Gestion communautaire des risques (CBDRM) sera développé. Ce système inclut une évaluation des risques de catastrophe, des cartes de zones à risques, un plan CBDRM, la mise en place d’une équipe communautaire de réponse face aux urgences (CERT) et un comité CBDRM.

Quelles mesures ont été prises et doivent être soulignées ?

Le projet initié en juin 2018 a investi la communauté dans la gestion participative des risques via : des évaluations des risques, y compris des cartographies sur les dangers, les vulnérabilités et les capacités ; une planification de la réduction des risques ; le renforcement des capacités de l’équipe communautaire de réponse face aux urgences (CERT) ; et la mise en place d’un comité CBDRM.

Quels ont été les résultats de ces actions ?

On observe une plus grande sensibilisation et une plus grande connaissance sur les risques liés aux catastrophes et les stratégies de réduction des risques parmi les membres de la communauté à Moraikobai.

Par le biais du renforcement des capacités dans la cartographie des risques et le CERT, Moraikobai a augmenté sa capacité de préparation et réponse face à l’impact d’un danger lié au climat, notamment pour les évènements saisonniers prochains.

Les actions mentionnées ci-dessus ont donné les résultats suivants :

  • 28 habitants ont été formés pour mener des évaluations de risques sur le plan communautaire
  • 11 habitants ont été formés dans le CERT
  • Les dangers prioritaires pour la communauté ont été identifiés
  • Des cartes sur la vulnérabilité et les dangers générés par la communauté ont été développées pour Moraikobai
  • Des mesures de réduction des risques et des agences et personnes-ressources principales ont été identifiées
  • Des données du Système d’information géographique (SIG) et des images de drones ont été tirées pour créer des cartes de vulnérabilité et de dangers
  • La communauté a mis en place un comité CBDRM

Principales réussites

Moraikobai est la seule communauté indigène et la seule dans l’arrière-pays dans la région de Mahaica-Berbice (région 5). D’un point de vue du développement, la grande communauté Arawak est dans les phases initiales du développement de son secteur touristique durable et a employé les comités CBDRM et le CERT en tant qu’outils pour propulser le secteur local. Par exemple, le conseil municipal a inclus l’équipe CERT et le comité CBDRM dans des propositions de projet pour le développement de son produit touristique. Si l’intégration est bien menée, cette communauté peut devenir un modèle pour l’intégration de GRC dans le tourisme local.

Quelles sont les étapes suivantes ?

Les étapes à suivre principales pour compléter le projet sont les suivantes :

  • Compléter et distribuer le plan CBDRM de Moraikobai, y compris les cartes des dangers et de vulnérabilité.
  • Mener un exercice pratique/une simulation avec le CERT et donner l’équipement.
  • Intégrer le système CBRDM de Moraikobai dans les systèmes régionaux de gestion des risques liés aux catastrophes et supervision.

Caractéristiques du projet

Années : 2018-2019
Organismes d’exécution : la Commission de protection civile, le conseil municipal de Moraikobai
Zone bénéficiaire : Guyana
Coopération et assistance technique : CDEMA
Financé par :
l’Union européenne à travers le Programme de gestion des risques liés aux catastrophes naturelles dans le CARIFORUM.

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Projet de stockage des eaux dans la communauté de Nawasa

Défis principaux

  • Les écoles ont dû fermer en raison d’un arrêt de l’approvisionnement sur tout le territoire pour différentes raisons.
  • Les installations de stockage dans les écoles étaient inadéquates, étant donné qu’aucune d’entre elles a des réservoirs d’eau pour aider NAWASA à leur assurer un approvisionnement en eau dans le cas d’une interruption du système ou de catastrophe naturelle.
  • Les écoles avec des installations de stockage d’eau inadéquates ont été identifiées comme des abris anti-ouragans.
  • La communauté a cherché à obtenir des écoles un soutien de leur système hydraulique pendant les événements communautaires.

Acteurs chargés de la mise en œuvre et responsabilités

  • Pour installer un stockage d’eau d’urgence dans les écoles à Grenade
  • Pour augmenter la capacité du stockage d’eau dans les écoles à Grenade

Quelles mesures ont été prises et doivent être soulignées ?

  • 18 réservoirs de stockage d’eau de 1000 gallons ont été installés dans 17 écoles sur l’État tri-insulaire de Grenade.

Quels ont été les résultats de ces actions ?

  • Capacité accrue pour réduire les risques liés à toute sorte de danger dans les 17 écoles de l’île
  • Disponibilité de l’eau garantie et son usage durable amélioré dans les 17 écoles de l’île

Principales réussites

  • Amélioration des systèmes de canalisations dans les écoles
  • Plus de 18 000 gallons d’eau stockée disponibles dans les 17 écoles de l’État tri-insulaire de Grenade.
  • Quatre écoles ont vu leur réseau d’approvisionnement d’eau réparé
  • Bénéficiaires : plus de 5728 étudiants représentant 17 écoles publiques sur l’île ; Hommes : 3170. Femmes : 2558

Globalement, qu’est-ce qui est unique, intéressant ou remarquable de cette grande réussite/étude de cas ?

  • Ce projet est unique et remarquable car il s’inscrit dans l’orientation stratégique de NAWASA de durabilité et dans notre capacité à résister aux enjeux saisonniers, aussi bien dans la saison sèche que dans la saison des pluies. Pour NAWASA, le stockage d’eau pendant les saisons est toujours un enjeu principal lui permettant d’atteindre ces objectifs, et celui-ci était un des domaines où nous avions des lacunes importantes.
  • Ce projet nous a permis de relever l’enjeu crucial de stockage au niveau des écoles en tenant compte que ces mêmes écoles sont utilisées en tant qu’abri dans les situations de post-catastrophe. Par conséquent, nous avons fourni une capacité de résilience au lendemain d’une catastrophe naturelle.
  • Cette intervention a permis aux écoles de rester ouvertes pendant les périodes de sècheresse et également dans les cas où des interruptions se produisaient, aussi bien dans la saison sèche que dans la saison des pluies. De cette manière, les étudiants ont pu continuer leur processus éducatif. Grâce à cette intervention, les écoles identifiées comme abris anti-ouragans ont pu rester ouvertes et répondre aux besoins de la communauté en fonction du cas d’urgence.
  • De plus, ce projet a été soutenu par l’Agence nationale de gestion de catastrophes (NADMa), mais a été mis en œuvre par une autre agence du gouvernement, NAWASA, avec de très bons résultats.
  • Ceci a également mis en avant un danger comme la sècheresse qui, dans certains cas, n’est généralement pas pris en compte. Cependant, la composante de durabilité est très forte, car les résultats qui ressortent de ce projet peuvent s’étendre à des bénéficiaires autres que ceux prévus dans l’intervention initiale du projet.
  • Les actifs générés par ce projet sont utilisés par NAWASA dans les communautés où l’on rencontre des problèmes d’approvisionnement pendant la saison sèche et où l’on rencontrera des problèmes après une catastrophe naturelle, il y a des zones denses et élevées. Des réservoirs seront installés à des endroits prédéterminés, ils seront remplis par des camions-citerne et les gens pourront subvenir à leurs besoins quotidiens en employant des seaux.

Quelles sont les étapes suivantes ?

  • NAWASA reste en charge des réservoirs d’eau pour les trois prochaines années.
  • NAWASA examinera attentivement la capacité de stockage des autres écoles publiques en fonction de leur population et travaillera pour garantir des installations de stockage d’eau adéquates.

Caractéristiques du projet

Année : 2018
Organisme d’exécution : NAWASA -Autorité nationale pour l’eau et l’assainissement- et l’Agence nationale pour la gestion des catastrophes
Zone bénéficiaire : Grenade
Coopération et assistance technique : CDEMA
Financé par :
l’Union européenne à travers le Programme de gestion des risques liés aux catastrophes naturelles dans le CARIFORUM

Projet de stockage des eaux dans la communauté de NAWASA. Télécharger la version PDF